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Le ministre du Budget, Eric Woerth, a présenté mardi à l'Assemblée nationale le collectif budgétaire, support du plan de relance annoncé par Nicolas Sarkozy en faveur de l'investissement, face à l'opposition qui défend une relance par la consommation …
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Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, a déclaré :
"Comment gérer l'atterrissage ? Ce sera le grand sujet de début 2009, reconnaît Jean-François Copé. Nous allons devoir en parler tranquillement avec le président de la République. On ne l'a pas fait pour l'instant parce qu'on est sur tous les fronts. Il y a un plan de relance. Il faut qu'on le fasse. Après, il sera temps de voir, de regarder, notamment, où il y a de la dépense publique inutile." Le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale milite pour l'organisation d'états généraux de la dépense publique.
Comment gérer l'atterrissage ? Mais... y a-t-il un pilote dans l'avion ?
"Bon mot" Gaston... 
Notons qu'il n'y aura en fait pas "d'atterrissage" en 2009, puisqu'au contraire 2009 sera l'année la plus noire, il faudrait plutôt envisager un envol vers la stratosphère (en espérant que ce ne soit pas une satellisation en 2010)...
Mais, euh... 
(j'en profite pour réagir en même temps sur l'autre message concernant ce "plan de relance")
Il faudrait arrêter de mélanger les choses..
Il s'agit d'un "plan de relance de l'économie". Au niveau national, (plus ou moins) coordonné avec les autres pays européens, et en complète adéquation avec le plan américain (cf. récent discours d'Obama qui en gros dit exactement la même chose que Sarkozy).
Où avez-vous été chercher qu'il s'agissait d'un plan "pour le pouvoir d'achat" (sous-entendu, pour ceux qui en ont bien besoin) ?
Je ne dis pas qu'un tel plan "social" ne serait pas nécessaire AUSSI, mais pour l'instant les dirigeants de tous les pays dits "développés" essaient de sauver le "système économique" (capitaliste) DANS SON ENSEMBLE. Point barre.
Et dans ce contexte, les gouvernements agissent là où ils le peuvent, en faisant passer la pillule du déficit accru (ou du reccours à la planche à billet) par la notion "d'investissement" dans les infrastructures.
C'est LA SEULE lattitude qu'ils ont, donc ils l'utilisent.
Pour le reste, il faudrait revoir vos cours : il n'y a AUCUN volet "social" dans les fondements mêmes du capitalisme...
Le système économique actuel, en vigueur sur toute la planète, (et que ces divers "plans de relance" visent à sauvegarder) est fondé sur l'idée de "croissance", sous-tendu par la fameuse "société de consommation" (bien vite devenue "sur-consommation", voire "consumation" au rythme actuel de destruction de notre bonne vieille Terre qui ne s'en remettra peut-être pas..).
Dans ce système, aucune place pour "la France d'en bas" (ou "le Monde d'en bas"). L'ECONOMIE ACTUELLE EST ENTIEREMENT REGIE PAR LA CLASSE SUPERIEURE (et c'est logique, il suffit de lire les principes de base et de réfléchir).
Au XIXème et XXème siècle, il y avait un "effet secondaire" qui faisait que le système permettait EGALEMENT aux couches moyennes et basses de la société d'évoluer (parce qu'elles partaient de rien). Mais plus la société évolue (dans les pays dits "développés"), et plus cet effet levier disparaît. Désormais, ces classes de la population n'ont plus les moyens de suivre la fameuse "croissance" (parce qu'elle est faite à tort et à travers, avec la seule notion de profit comme moteur), l'écart se creuse, et du coup un point de PIB en plus ne se traduit plus en un point de pouvoir d'achat en plus pour l'ensemble de la population...
L'effort gouvernemental se résume donc à essayer d'eviter une récession NATIONALE (et sur ce point, les mesures sont plutôt bonnes), mais cela ne résoudra évidemment pas les inégalités liées au système lui-même (voire même les augmentera).
Le problème est général (pour tous les pays "développés"). La solution est identique (pour tous ces pays).
Mais ce qu'il faut critiquer, ce ne sont pas les solutions pour sauver le système, c'est LE SYSTEME LUI-MEME...
Mpok a écrit:
Mais ce qu'il faut critiquer, ce ne sont pas les solutions pour sauver le système, c'est LE SYSTEME LUI-MEME...
Il y a donc au moins un point sur lequel nous sommes d'accord! 
Je n'ai jamais écrit qu'il ne fallait pas faire un plan de relance en faveur de l'investissement.
Je suis tout a fait d'accord, par exemple, avec le déblocage de crédits (pris dans des caisses vides ?) pour renforcer les infrastructures.
Mais je trouve que ce n'est pas suffisant, et que ce plan relève de l'amateurisme et de l'improvisation.
D'ailleurs, le doute s'est déjà installé au sommet de l'état : notre "brave" ministre de l'Economie Christine Lagarde n'a pas exclu mardi 9 décembre de mettre en place de nouvelles mesures de soutien à l'activité économique si le plan de relance du gouvernement "ne marche pas"(FR3). 5 jours seulement après l'annonce du plan, c'est hallucinant.
Essayons d'y voir plus clair.
Les mesures annoncées (travaux routiers, lignes TGV...) vont satisfaire les entreprises du bâtiment (Bouygues "ami du pouvoir ?", Vinci...) et quelques grosses entreprises qui ne sont peut-être pas les plus mal loties. D'accord, il fallait le faire. Mais on notera, au passage, que les 26 milliards annoncés se réduisent à seulement 10 milliards en dépenses supplémentaires, si on enlève les avances de trésorerie et l'accélération de certains projets. On notera également que ces efforts d'investissement ne porteront leurs fruits que dans quelques années. Alors qu'il aurait fallu mettre le paquet sur 2009.
Mais que dire des milliers de petites et moyennes entreprises qui ne sont pas concernées par ces grands travaux ?
Exonérer de charges les petites entreprises pour qu'elles embauchent ne sert à rien. Pour créer des emplois il faut fabriquer des produits. Mais pour fabriquer des produits, il faut avoir des clients pour les acheter.
Il n'y a pas un problème d'offre, mais un problème de demande !
De nombreuses mesures pourraient être prises pour relancer la consommation et favoriser la reprise économique :
1) Geler la "paquet fiscal" pendant au moins deux ans.
2) Augmenter la prime pour l'emploi (8 millions de bénéficiaires) avec une partie des 15 milliards du paquet fiscal.
3) Baisser la TVA pendant 2 ans sur tous les produits d'alimentation (15% au lieu de 19,6%). Ce n'est pas les Chinois qui vont nous prendre des parts de marché sur ces produits. Soyons sérieux.
4) ....
5) ....
6) ....
Un peu d'imagination, que diable !
Le taux d'épargne des ménages modestes (ouvriers, employés...) est faible ou nul, tout euro supplémentaire sera immédiatement dépensé et favorisera la relance. Ce n'est pas le cas avec les milliers d'euros accordés aux foyers les plus riches.
Bien sûr, pour un gouvernement de droite, les mesures proposées sont dures à avaler. Mais c'est la seule solution pour éviter en 2009 des manifestations dans la rue, qui risquent de dégénérer, comme en Grèce.
On ne courre pas le 1OO m avec uns seule jambe.
Bref, ce plan est bancal, et en plus il n'a aucune cohérence économique.
Dernière modification par Gaston (13-12-2008 13:35:35)