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Le chef de l'Etat annonce "une pause" dans les réformes "au 2e semestre 2011", à quelques mois de la présidentielle …
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Tous les matins en se rasant (et en nous rasant le reste du temps…), Nicolas Sarkozy ne pense qu'à une chose: que vais-je trouver à dire aujourd’hui pour que l’on parle de moi dans les médias.
Cela à bien fonctionné quelques temps, mais depuis plusieurs mois les Français ont bien compris qu’on ne pouvait pas gouverner la France avec de belles paroles et des promesses jamais tenues (pouvoir d’achat, chômage…etc…etc….).
Le 28 novembre dernier, lors de la première grande réunion associant le parti de la majorité et ses alliés, le chef de l'Etat défendait encore une campagne nationale pour les régionales.
Depuis fin janvier il déclare " le scrutin du 14 et 21 mars est un scrutin régional: ses conséquences seront donc régionales". Les sondages, auxquels il n’apporte aucun crédit, semblent l’avoir fait changer d’avis.
Pourtant, et contrairement à ce qu’il affirme publiquement, le chef de l’État profite de ses déplacements en province pour tenter de mobiliser l’électorat de droite dans les régions que l’UMP espère voir basculer. Il convoque, à l’Elysée, Valérie Pecresse et ses collisitiers, et déclare "Qu'y a-t-il d'étonnant à ce que je rencontre des élus d'Ile-de-France (...)?" Effectivement, sauf qu’il n’a reçu que les membres de la liste UMP !
Nicolas Sarkozy, président de "tous les Français" ou de l'UMP ?
Depuis le début de l’année et le fiasco de l’intervention sur TF1, un vent de panique semble souffler sur l’exécutif. La cohérence n’était pas le point fort du pouvoir, mais alors là, cela devient kafkaïen.
Dans une interview au Figaro Magazine paru vendredi, à deux jours des élections régionales (tiens…), Nicolas Sarkozy a annoncé une pause dans les réformes à partir de fin 2011. Il a voulu montrer qu'il n'était pas sourd aux inquiétudes des Français, avec en tête l'objectif de la prochaine présidentielle.
Il ajoute que le Parlement aura alors l'occasion de remettre de l'ordre, pour les simplifier, dans les nombreux textes adoptés depuis 2007. Autrement dit, il avoue que de nombreuses réformes engagées dans la précipitation avec pour seul objectif "faire du chiffre", sont inutiles ou inadaptées et devront être supprimées ou modifiées.
Après avoir légiférer, le Parlement va délégiférer (ses propres termes) ! Quel fiasco ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'énormité de cette déclaration ?
De plus en plus de commentateurs de la vie politique pensent que, beaucoup trop bas dans les sondages, il ne se représentera pas en 2012. Il laissera à son successeur un chômage à 10%, un niveau record de 8,5% du PIB et… le bouclier fiscal.
Au delà des polémiques stériles et des commentaires sarkophobes de certains…, voici un sérieux et excellent article d’Elie Arié publié sur Marianne2.fr le mardi 9 Mars 2010.
Présidentielle 2012
Le cas de Nicolas Sarkozy est plus complexe : voilà un Président qui donne le sentiment d’avoir définitivement perdu la main, et de ne plus être crédible, quoi qu’il dise ou qu’il fasse, alors qu’il dispose sur tous ses concurrents d’un atout considérable : celui de pouvoir agir, et non seulement discourir.
Cette situation, dont il est le seul responsable, a une cause unique : son incapacité à admettre que la crise économique a totalement modifié sa politique. Et alors qu’il aurait pu faire de son pragmatisme un atout, son incapacité à reconnaître ce changement l’oblige à nier sa principale et peut être unique qualité.
Sarkozy a été élu sur un programme effectivement très libéral en économie, qu’on pourrait qualifier de « blairiste ». La crise l’a amené à tenter de réintroduire en force non pas une politique de gauche, car il reste prisonnier des intérêts économiques qui le soutiennent, mais l’intervention étatique en économie, tant au niveau national qu’européen, et le dialogue avec les syndicats, essentiellement avec la CGT, comme méthode de réforme sociale.
Mais, faute de reconnaître ce virage imposé par les circonstances, il conservera jusqu’en 2012 son étiquette d’ « ultralibéral » désormais si inadaptée au nouvel état du monde.
C'est mal parti pour 2012.
Cet entêtement est la grande faiblesse du personnage. On l’a déjà vu à l’œuvre dès le début de son quinquennat, lorsqu’il refusait de revenir sur deux mesures d’inspiration personnelle, totalement absurdes et imposées à des Ministres qui y étaient hostiles, le bouclier fiscal et les franchises médicales.
Aujourd’hui, il le rend incapable d’assumer ses intentions politiques, alors qu’il lui serait facile de parler d’une parenthèse étatique et sociale, comme Mitterrand a ouvert en 1983 une parenthèse libérale jamais refermée.
Il est donc probable que, les sondages étant appelés à lui rester tout aussi défavorables qu’aujourd’hui, il ne se sera pas candidat, en 2012, à une défaite quasi certaine.
Il n'y a rien à ajouter.
Je suis assez d'accord avec l'analyse de Stilh (pour une fois..), sauf pour la fin.
Simplifier le Code Pénal et Civil est une bonne chose.
Bon nombres de lois datent (non seulement "du siècle dernier", expression consacrée, mais maintenant de deux siècles..). Certaines ne sont plus adaptées (modifications), certaines n'ont plus lieu d'être (donc "délégiférer", oui...).
Même sur les lois récentes, ce travail ne me semble pas un désavoeu, mais plutôt une adaptation nécessaire à un monde qui tourne de plus en plus vite (note: même si scientifiquement c'est le contraire..).
@Starsky
J'ai entendu dire que la première loi à être "délégifréeé" serait la loi HADOPI ! 
Normal puisqu'elle ne sert à rien, à part faire augmenter le piratage par l'intermédiaire du streaming...
Hutch a écrit:
Normal puisqu'elle ne sert à rien, à part faire augmenter le piratage par l'intermédiaire du streaming...
Ce dont on ne peut que SE REJOUIR !!
Cela valide les arguments des opposants à l'époque.
Mais d'un autre côté, cela donne AUSSI des arguments à l'ACTA : car là, la plupart des sites de streaming seront obligés de se délocaliser dans des paradis fiscaux, si ce n'est pas déjà fait, mais de plus les utilisateurs n'en seront pas moins inquiétés puisque la pression sera faite sur les FAI.