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#1  05-09-2010 01:03:21   Inglorious Basterds (Tarantino)

Film de 2009, diffusé ce soir en première exclusivité sur Canal+.

Nominé dans 6 catégories aux derniers oscars (meilleur réalisateur, meilleur film, meilleur scénario original, meilleur acteur dans un second rôle, meilleure photographie, meilleur montage).
A obtenu l'oscar du meilleur second rôle pour Christoph Waltz (l'officier nazi). Egalement prix d'interprétation masculine au Festival de Cannnes.

Etant fan de la première heure de Quentin Tarantino (Reservoir Dogs, puis Pulp Fiction évidemment), j'attendais avec impatience ce nouvel opus, d'autant plus en ayant lu les critiques 'mitigées'.
Note : "Pulp Fiction" et "Kill Bill vol. 1" font partie de mon top 20 (10?) des meilleurs films sur les 15 dernières années...

Et bien, je n'ai pas été déçu !!!

"Inglorious Basterds" est certes un peu 'spécial' dans l'univers Tarantino (jusqu'ici) puisqu'il se place dans un contexte historique précis (la seconde guerre mondiale). Et c'est ce contexte qui semble avoir 'gêné' les critiques (ou une partie du public), certains croyant visiblement qu'il s'agissait d'une reconstitution historique ("ala" Spielberg & Hanks sur "Band Of Brothers" ou "The Pacific").
Ce n'est EVIDEMMENT PAS l'objectif de Tarantino (et ça se voit clairement dans les rares scènes en décor : la concordance historique n'est pas à l'ordre du jour...).

Quentin Tarantino nous propose en fait une histoire classique de "complot, espions, attentat", qu'il transpose sur l'histoire de la guerre mondiale (lieu: France, bons: Américains, Britanniques, méchants: nazis, Allemands).
Mais au lieu de respecter à la lettre la vérité historique, il préfère s'en moquer ouvertement, pour inventer des personnages haut en couleurs (d'où l'oscar pour l'officier l'allemand).
Note : certains autres personnages sont NEANMOINS issus de personnes réelles, ce qui augmente la confusion.

Il faut (IMO) regarder ce film 'comme Tarantino'...
Sa 'patte' apparaît dès le début (le chapitrage comme dans "Kill Bill"), mais au-delà de cet aspect-là, purement marketting, on remarquera assez vite la 'Tarantino's touch' :

- les quelques plans "super travaillés" (la fuite de l'enfant au début...).

- la scène de la taverne : 90% des réalisateurs l'auraient monté (beaucoup) plus courte. Pas Quentin. La longueur de la scène augmente le suspens, installe ce qui suit... ...
Une scène entière (avec dialogues, et tout..) de plus de 10 minutes, et qui se conclut en quelques secondes par la mort de tous les protagonistes, vous l'avez vu ailleurs que chez Tarantino ? rigole

- le choix d'un excellent chef'op : R. Richardson. Superbe rendu sur des décors somme toute assez 'cheap' (encore une fois, il ne s'agissait pas de les rendre crédibles). Quelques plans champ/contre_champ sont VRAIMENT excellents par la lumière qui est derrière.

- la qualité du scénario (signé Tarantino himself) : ça se tient, et comme d'habitude il y a plusieurs surprises...wink

- et bien sûr, la qualité de la bande-son ! N'ayant pu engager le grand Ennio Morricone (pour des question de planning), Tarantino s'est rabattu sur ce qu'il avait BIEN fait sur "Pulp Fiction" : la récup.. Et bien sûr, que du grand (période 60-70) : beaucoup de Morricone himself (extrait d'autres bandes-son), mais aussi Charles Bernstein (notre maître à tous) et même Lalo Schifrin (oui, celui de "Mission Impossible", et de bon nombre de succès des années 60-70, un autre 'grand-maître').
Note: il semble que même David Bowie soit crédité...

En conclusion, un excellent film, que je conseille, non seulement aux fans, mais à tous.
Note : en raison de quelques scènes violentes (comme toujours avec Tarantino), le film est diffusé sous la mention "-12".